Si vous faites réaliser des travaux de rénovation énergétique dans votre logement avec des aides publiques (MaPrimeRénov', aides de l'Anah, certificats d'économies d'énergie, etc.), une nouvelle règle va s'appliquer à partir du 1er janvier 2027. Elle concerne les entreprises qui réalisent ou sous-traitent vos travaux, mais elle a un impact direct sur la qualité et la traçabilité de votre chantier.
Un arrêté du 30 septembre 2026, publié au Journal officiel, vient préciser les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent sous-traiter des travaux de rénovation énergétique aidés. L'objectif est clair : mieux lutter contre les fraudes aux aides publiques et renforcer les garanties pour les particuliers.
L'arrêté du 30 septembre 2026 est pris en application du II de l'article 26 de la loi contre toutes les fraudes aux aides publiques. Cette loi vise à sécuriser l'utilisation de l'argent public versé pour différents dispositifs d'aide, notamment pour la rénovation énergétique des logements.
Concrètement, l'arrêté modifie l'article 1er d'un précédent arrêté du 1er décembre 2015. Il ajoute surtout une nouvelle annexe (annexe III) qui encadre les "signes de qualité" pour :
En toile de fond, il s'agit de mieux tracer qui fait quoi sur un chantier, de faciliter les contrôles et de responsabiliser l'entreprise principale qui vous facture les travaux, même si une partie du chantier est réalisée par une autre entreprise en sous-traitance.
La nouveauté principale tient en une phrase : à compter du 1er janvier 2027, les entreprises qui ont recours à la sous-traitance pour des travaux de rénovation énergétique bénéficiant d'aides publiques devront obligatoirement disposer d'un signe de qualité.
Un "signe de qualité", dans ce contexte, désigne une reconnaissance délivrée par un organisme de qualification (par exemple une certification ou une qualification professionnelle) attestant du respect de certains critères de compétence, d'organisation et de sérieux pour les travaux de rénovation énergétique ou les audits énergétiques.
Pour vous, particulier, cela signifie que lorsque :
cette entreprise principale devra disposer de ce signe de qualité dans les conditions prévues par l'arrêté. Le texte renforce aussi la logique de traçabilité et de contrôle : en pratique, cela doit permettre de mieux savoir qui est intervenu sur votre chantier et sous la responsabilité de qui.
Selon l'arrêté, sont directement concernés :
Mais le texte précise aussi qu'il s'adresse à toute personne qui effectue des dépenses de rénovation énergétique ouvrant droit à des aides publiques : propriétaires, locataires, occupants à titre gratuit de leur résidence principale, syndicats de copropriétaires.
L'arrêté du 30 septembre 2026 fixe une date claire : ces nouvelles exigences s'appliqueront à compter du 1er janvier 2027.
Avant cette date, les règles existantes continuent à s'appliquer, notamment celles déjà prévues par l'arrêté du 1er décembre 2015. À partir du 1er janvier 2027, la nouvelle annexe III entre en jeu pour les signes de qualité liés :
Si vous prévoyez des travaux de rénovation énergétique aidés autour de cette période, il est donc utile de savoir que le cadre réglementaire sera plus strict sur la sous-traitance à partir de cette date.
Vous êtes potentiellement concerné si vous êtes :
Dans ces situations, la question clé à vous poser sera : les travaux sont-ils aidés, et l'entreprise qui me facture fait-elle intervenir des sous-traitants ?
L'arrêté ne détaille pas les démarches pratiques à effectuer pour les particuliers. En règle générale, il pourra être utile :
Les organismes de qualification et les pouvoirs publics devraient, en principe, adapter leurs référentiels et leurs contrôles à cette nouvelle annexe III, ce qui vise à renforcer la confiance dans la chaîne d'intervention autour de votre chantier.
Avec ce nouveau texte, l'État renforce les garde-fous autour des travaux de rénovation énergétique aidés, surtout en cas de sous-traitance. Pour vous, cela va dans le sens :
En revanche, l'arrêté ne détaille pas de nouvelles démarches spécifiques à accomplir de votre côté. L'essentiel sera de rester attentif à la qualité et au statut des entreprises que vous choisissez, en particulier pour des travaux qui conditionnent l'obtention d'aides publiques.
Si vous envisagez des travaux de rénovation énergétique et que vous avez des questions sur l'impact de cette nouvelle règle sur votre projet, un professionnel du diagnostic immobilier et de l'audit énergétique, comme le Cabinet Paturel, peut vous aider à y voir plus clair et à sécuriser vos démarches.